Les composantes logicielles


Les composantes logicielles  2

I. Les différents types de logiciels (Software) : 2

II. Le système d'exploitation (OS : Operating System) : 2

A. Rôle du système d'exploitation : 3

1.     Gestion des entrées-sorties : 3

2.     Gestion des fichiers : 3

3.     Gestion des supports : 3

4.     Gestion des travaux confiés à l'ordinateur : 3

5.     Communication homme - machine : 3

B. Classement des systèmes d'exploitation : 3

1.     Mono-poste mono-tâche : 4

2.     Multi-tâches mono-poste : 4

3.     Multi-postes multi-tâches : 4

4.     Multi-postes multi-tâches pouvant être utilisés avec des terminaux passifs : 4

C. Le principe du multi-tâches : 5

D. Perception du système d'exploitation par l'utilisateur : 5

1.     L'interface d'utilisation  5

2.     Intérêt d’une interface graphique : 6

E. Actuellement : 7

III. Les langages de programmation  8

A. Le langage machine  8

B. Le langage assembleur 8

C. Les langages évolués  9

IV. Les progiciels (Package) 9

V. Les logiciels outils  10

A. Les généralités sur les logiciels outils  10

B. Les principaux types de logiciels-outils  11

1.     Le traitement de texte  11

2.     Les tableurs  11

3.     Les logiciels graphiques (ou grapheurs) 12

4.     Les logiciels de présentation  12

5.     Les logiciels de construction de schémas  12

6.     Les systèmes de gestion de bases de données relationnelles (SGBDR) 12

7.     Les communications entre les logiciels-outils  13


Les composantes logicielles

I. Les différents types de logiciels (Software) :

Pour utiliser un ordinateur, il est nécessaire de disposer de "PROGRAMMES".

Ces programmes peuvent être :

ü     des logiciels d'application ou logiciels outils : un traitement de texte (WORD), un tableur (EXCEL), un SGBDR (ACCESS)…

ü     des progiciels qui sont des programmes adaptés aux besoins spécifiques d'une entreprise, d'un groupe d'utilisateurs comme un programme de comptabilité, un programme de paie…

ü     des langages de programmation qui permettent de développer des applications sous une forme utilisable par l'utilisateur,

ü     des systèmes d'exploitation qui permettent de gérer l'ensemble des ressources mises à la disposition des utilisateurs.

II.Le système d'exploitation (OS : Operating System) :

C'est le véritable pilote de l'ordinateur et il lui permet :

F de démarrer, de tester ses mémoires et périphériques,

F de charger les programmes et de contrôler leur fonctionnement,

F de sauvegarder le travail sur disquette ou disque dur ou autres supports de sauvegarde.

Le SE est lié au type de processeur et d'ordinateur.

Le SE est stocké en partie dans la mémoire centrale (partie résidente du système) et en partie sur disque dur. C'est la partie la plus importante et la plus fréquemment utilisée qui est résidente.

Au démarrage d'un ordinateur, le processus d'amorçage va charger le SE "résident" en mémoire centrale.

A.Rôle du système d'exploitation :

1.   Gestion des entrées-sorties :

Le système d'exploitation permet le contrôle des flux d'informations entre les périphériques et la mémoire centrale et réciproquement.

2.   Gestion des fichiers :

Certaines commandes permettent :

Ø     d'effacer un fichier,

Ø     de copier les fichiers,

Ø     changer le nom d'un fichier.

3.   Gestion des supports :

Certaines commandes permettent :

Ø     de préparer les supports (disquettes ou disques durs),

Ø     d'afficher le catalogue de ce support,

Ø     d'effectuer une copie physique de ce support,

Ø     d'analyser et de vérifier l'état de ce support.

4.   Gestion des travaux confiés à l'ordinateur :

Le système d'exploitation permet le stockage des programmes en mémoire centrale et le contrôle de leur exécution.

5.   Communication homme - machine :

La partie visible du système d’exploitation est l’interface qui permet à l’utilisateur de communiquer avec le système à l’aide de commandes. Cette interface peut être en mode texte ou en mode graphique.

B.Classement des systèmes d'exploitation :

Le choix du système d'exploitation permet d'accéder à des bibliothèques plus ou moins importantes de logiciels - progiciels - logiciels outils.

Le mode de fonctionnement diffère d'un système d'exploitation à un autre.

1.   Mono-poste mono-tâche :

MS-DOS (Microsoft Disk Operating System)

Dans les années 1970, le micro-ordinateur a été conçu pour mettre l'outil informatique à la disposition des non-informaticiens, sur la base suivante :

- un homme - une machine - une application -

L'unité centrale n'est connectée qu'à un seul écran et clavier. Dans un tel système, un seul programme s'exécute et utilise complètement les ressources de la machine pendant son déroulement. Mono tâche, mono utilisateur, cet environnement s'est avéré de plus en plus limité pour les utilisateurs.

MS-DOS n'est pas multi tâches à l'inverse du système OS/2(Apple). Pour palier à cet inconvénient MICROSOFT propose de faire fonctionner MS-DOS avec WINDOWS 3.1 qui est une interface graphique dite « multi-tâches ».

En fait, Windows 3.1 permet d'avoir plusieurs applications ouvertes en même temps et de basculer de l'une à l'autre, mais ne permet pas d'effectuer plusieurs traitements simultanément.

2.   Multi-tâches mono-poste :

WINDOWS NT Workstation - OS/2 WARP D’IBM - W 95- W98 - W Me

Il y a partage des ressources du matériel entre plusieurs programmes se déroulant en apparence en même temps. Ces programmes correspondent à des applications différentes.

3.   Multi-postes multi-tâches :

NETWARE DE NOVELL - WINDOWS NT Server - WINDOWS 2000 - UNIX

Cela définit un système d'exploitation ou un logiciel gestionnaire de réseau qui autorise la connexion simultanée à une même unité centrale de plusieurs postes de travail.

Ce S.E., ou logiciel gestionnaire de réseau, doit être capable de gérer les différentes applications lancées par les utilisateurs, sans appropriation de la mémoire centrale de l’unité centrale par l'un d'entre eux.

Il doit également savoir gérer les conflits d'accès aux fichiers ou aux périphériques.

4.   Multi-postes multi-tâches pouvant être utilisés avec des terminaux passifs :

UNIX

Un terminal passif est un poste de travail composé uniquement d’un écran et d’un clavier. Les opérations de traitement et de stockage sont intégralement effectuées par le serveur. Le niveau de sécurité est maximal.

C. Le principe du multi-tâches :

SVM MICRO DICO Mars 1994

"Comment un seul microprocesseur peut-il traiter plusieurs programmes simultanément ? En fait, cela lui est impossible, et il ne fait qu'une seule chose à la fois. L'astuce dans les systèmes multi-tâches, consiste à lui faire exécuter pendant un laps de temps très court (quelques millisecondes) un petit fragment de l'application, puis à le faire passer à l'application suivante, et ainsi de suite. Cette technique donne ainsi l'illusion d'un déroulement simultané."

Remarque :

Dans le cas d'un ordinateur multiprocesseurs, le SE peut faire appel simultanément à plusieurs processeurs pour exécuter plusieurs programmes chargés en mémoire. Il fonctionne alors en mode multitraitements. (UNIX, NETWARE, Windows NT Server)

D.Perception du système d'exploitation par l'utilisateur :

1.   L'interface d'utilisation

L'utilisateur perçoit le système d'exploitation essentiellement à travers l'interface d'utilisation.

En mode texte, il répond au message d'invite (PROMPT) avec une commande.  C:\>FORMAT A: par exemple.

S'il se trouve devant une interface graphique, il indique ses choix à l'aide des menus déroulants en utilisant un périphérique de type souris. L'utilisation des commandes devient intuitive. Il n'est plus nécessaire de connaître une syntaxe rigoureuse.

Son rôle est de se placer entre le système d’exploitation et les logiciels - progiciels - logiciels outils  afin de faciliter la tâche de l’utilisateur.

WORD

EXCEL

ACCESS

2.   Intérêt d’une interface graphique :

Fstandardisation de l’environnement de travail,

Famélioration de l’ergonomie, "étude scientifique des conditions de travail et des relations entre l’homme et la machine" - Dictionnaire Petit Robert.

Fdidacticiel et aide en lignes intégrés en standard,

Fliaison possible entre les logiciels - logiciels outils - progiciels avec le transfert des informations d'une application à une autre, même si celles-ci n'étaient pas au départ prévu pour travailler ensemble.
« le presse papier est un lieu de transit qui facilite les transfert d’informations au cours des sessions Windows ».

Fde faire de la commutation de tâches. Plusieurs applications peuvent cohabiter simultanément en RAM. Il suffit d'une combinaison de touches pour passer d'une application à une autre (ou utilisation du bouton système). Une seule application peut s'exécuter à la fois. Evite le contraignant cycle charger-quitter-charger-quitter. Néanmoins ne confondez pas avec le multi-tâches.

Ftravail en « multi-tâches »
SVM MICRO DICO Mars 1994

Les interfaces graphiques deviennent un standard incontournable. L’interface est un ensemble de moyens matériels et/ou logiciels permettant la communication entre deux systèmes. L’interface homme-machine désigne l’ensemble des outils développés et mis à disposition de l’utilisateur pour communiquer avec l’ordinateur.

WINDOWS est une interface graphique permettant comme d’autres d’améliorer la relation homme-machine, en limitant l’apprentissage par une uniformisation de la présentation des logiciels, et par l’utilisation d’outils simples et intuitifs (souris, icônes, fenêtres, menus déroulants…)

E.Actuellement :

Même si de nombreuses machines sont équipés avec le système d’exploitation et l’interface graphique de chez MICROSOFT, d'autres sociétés proposent des produits similaires.

REVUE DE PRESSE

Actuellement les logiciels Microsoft représentent près de 90% des systèmes d’exploitation pour micros vendus dans le monde dont presque 85% pour Windows 95/98 et NT. Exception faite de Linux, la part des autres s’amenuise.

Linux, le système communautaire. Source SVM Juin 1998

Grâce au travail de fourmi d’une armée de développeurs bénévoles, ce système d’exploitation qui pourrait bien, à l’avenir, faire du tord à Windows, est gratuit ! Résultat de la collaboration de milliers de programmeurs ayant utilisé l’Internet comme véritable salle de brainstorming, Linux n’appartient à personne. Autrement dit, il appartient à tout le monde. L’aventure commence en 1991. Inconnu au bataillon, un certain Linus Torvalds, alors étudiant en informatique à l’université d’Helsinki, se décide à créer un système d’exploitation compatible avec UNIX, le système utilisé par les mini-ordinateurs qui remplissent les salles informatiques. Avec ici deux différences de taille : Linux est conçu pour fonctionner sur un PC équipé d’un processeur 386 et il est gratuit. Autre particularité : le système d’exploitation s’est construit pierre par pierre...

Actuellement on a droit à l’un des systèmes d’exploitation les plus complets : multitâche, multi-utilisateur, doté de puissantes capacités réseaux, il fonctionne aussi avec un grand nombre de processeurs et d’ordinateurs différents (Intel et compatibles, Alpha, Power PC, 68000...), ce dont peuvent se vanter bien peu de ses concurrents.....

Cela étant, la meilleure carte de visite de Linux reste encore l’Internet : près de la moitié des ordinateurs serveurs sur le Web utilisent Apache, un logiciel libre tournant sous lui ! Aussi à son palmarès, tout récemment : les effets spéciaux du film Titanic, qui ont été conçus grâce à deux cents machines sous Linux.

III. Les langages de programmation

A.Le langage machine

Le seul langage compréhensible par un ordinateur est le langage machine propre au processeur. Chaque instruction est écrite en chiffres binaires et comprend un type d'opérations et une ou plusieurs adresses physiques des emplacements de mémoire concernés.

B. Le langage assembleur

Dans ce langage, les types d'opération sont désignés par un code mnémonique[1] (ADD pour l'addition) et les adresses sont désignées par un nom (SALAIRE pour l'emplacement de la mémoire contenant la donnée "salaire brut"). Ainsi, le nom qui identifie la donnée ne change pas dans le programme écrit par le programmeur.

La traduction en langage machine est obtenue par un programme de traduction (ou traducteur)

C. Les langages évolués

Dans les langages évolués, une instruction du programme ne décrit pas une opération machine élémentaire mais une opération arithmétique ou logique, dont l'expression se rapproche du langage naturel utilisé par l'homme pour décrire le résolution d'un problème (algorithme).
Cf. cours : "L'algorithmique"

Ces langages, ayant faits l'objet d'une normalisation internationale, sont des langages universels et non pas propres à tel ou tel processeur.

La traduction en langage machine est obtenue par des programmes appelés "compilateurs".

Exemples de langages utilisés par les informaticiens :

Ø   Le PASCAL, langage très proche du langage algorithmique général, et pour cette raison très utilisé dans l'enseignement,

Ø   Le BASIC, très facile d'apprentissage, utilisé avec les premiers ordinateurs,

Ø   Les langages spécialisés dans le traitement des applications importantes de gestion comme Le COBOL (gros ordinateurs),

Ø   Les langages spécialisés dans le traitement des applications scientifiques comme le FORTRAN (premier langage évolué),

Ø   Les langages orientés conception de systèmes d'exploitation : C, Objet Pascal,

Ø   etc.

Des langages, plus proches du langage naturel, ont été mis en place. Ils sont accessibles aux utilisateurs avertis (pas forcément des informaticiens). Ils sont basés sur les concepts de l'algèbre relationnelle comme le SQL et le QBE (version graphique du SQL) et permettent d'interroger des bases de données (Access). Le SQL et le QBE sont les langages d'interrogation utilisés dans Access.

Au début des années 90 sont apparus les langages de programmation événementielle comme Visual Basic (utilisé entre autres dans Excel, Word, Access pour écrire des macros commandes ou des fonctions). Le principe consiste à écrire des petits programmes qui sont déclenchés par des événements prédéfinis comme clic de souris sur le bouton OK d'une fenêtre, case à cocher, changement d'une valeur…

IV. Les progiciels (Package)

Le progiciel est un ensemble complet et documenté de programmes conçu pour être fourni à plusieurs utilisateurs, en vue d'une même application ou d'une même fonction.

Il a une vocation spécifique : il va permettre de réaliser un ensemble de travaux bien définis (comptabilité générale, paye, gestion commerciale, gestion de production…).

Il peut être fourni au départ comme un produit standard, utilisable dans toutes les entreprises. Cependant, pour pouvoir tenir compte des particularités de chacune, il est prévu pour être adapté.

Le domaine de la comptabilité est un domaine privilégié de cette catégorie de logiciels. En effet, la comptabilité est normalisée, elle renvoie à des règles comptables clairement définies. La pratique de la comptabilité peut donc être facilement transcrite sous forme de fonctionnalités de base.

Les progiciels de comptabilité (CIEL, SAARI…)proposent les fonctionnalités suivantes :

Ø     Mise en place de la comptabilité,

Ø     Saisie des écritures comptables,

Ø     Consultation des comptes,

Ø     Édition des documents comptables : journaux, balance, bilan…

Cf. Cours : "Les logiciels comptables"

V. Les logiciels outils

A. Les généralités sur les logiciels outils

Ils présentent les caractéristiques suivantes :

Ø     l'utilisation d'outils écran (menus déroulants ou icônes) remplaçant l'écriture d'instructions de programmes,

Ø     la constitution d'outils complets conviviaux de traitement d'une fonction spécialisée :

- traitement de texte,

- réalisation de graphiques,

- réalisation de schémas,

- calcul (tableur),

- définition et mise à jour de bases de données,

- consultation de bases de données,

- édition d'états,

- saisie de données (générateurs d'écrans), etc.

Ø     la possibilité de mélanger dans un même ensemble d'opérations les tâches de conception (équivalent de l'analyse du problème puis de l'écriture dans un langage de programmation et du test du programme) et d'exploitation (équivalent de l'utilisation du programme testé) ; cette dernière possibilité est très intéressante, car elle permet de tester immédiatement par l'introduction de données, le «programme» mis au point par l'utilisateur; c'est ce qui a fait en particulier le succès du tableur, ou introduction des données et établissement des formules de calcul sont réalisés conjointement.

B. Les principaux types de logiciels-outils

1.   Le traitement de texte

L'un des plus employés est WORD, fonctionnant sur PC et Macintosh.

Cf. cours : "Word"

On peut essayer de classer comme suit les nombreuses fonctions assurées par un logiciel de traitement de texte.

a)   Les fonctions de traitement de texte proprement dites:

ü    Frappe, modification et suppression des caractères,

ü    Présentation du texte :

o         Tabulations, retraits, paragraphes, sauts de page, justification, marges, pagination,

o         Graphisme : police, taille, épaisseur (gras, etc.), soulignement des caractères,

o         Insertion des informations en tableaux, cadres,

ü    Dispositifs supplémentaires éventuels :

o         Déplacements de parties de texte (couper ou copier/coller),

o         Recherche et modification automatique de mots,

o         Vérification de l'orthographe, de mots,

o         Emploi d'abréviations,

ü    Visualisation du document entier (zoom, etc.),

ü    Etc.

b)    La gestion des documents:

ü    Recherche dans un répertoire, chargement et affichage d'un document ("Ouvrir fichier"),

ü    Réécriture d'un document modifié au même emplacement ("Enregistrer fichier")

ü    Réécriture d'un document à un autre emplacement (duplication pour sauvegarde = "Enregistrer fichier sous"),

ü    Transfert de parties d'un document dans un autre (exécution du "couper" ou "copier/coller" par le presse-papiers),

ü    Impression de tout ou partie du document,

2.   Les tableurs

Les tableurs, parmi lesquels on peut citer EXCEL, Lotus 123 permettent la manipulation de données et la programmation de formules de calcul sur ces données à l'intérieur de cellules constituant des tableaux.

Cf. cours : "le tableur"

3.   Les logiciels graphiques (ou grapheurs)

Ces logiciels (par exemple GRAFTALK, Excel) transforment des données numériques stockées dans des fichiers en graphiques tels que :

ü       Des courbes,

ü       Des histogrammes,

ü       Des subdivisions de cercles (appelés « camemberts»), etc.

4.   Les logiciels de présentation

Ces logiciels (PowerPoint) permettent de présenter du texte, des images, du son et des films sous une forme animée. Il est possible de créer des diaporamas...

5.   Les logiciels de construction de schémas

Ces logiciels (par exemple VISIO) assurent les fonctions suivantes :

ü       Tracé de figures géométriques élémentaires (lignes, rectangles, ellipses, etc.),

ü       Association entre ces figures (centrage, constitution d'objets complexes, introduction de textes associés, etc.), etc.

ü       Certains logiciels sont spécialisés par profession (par exemple : fonction de réalisation de schémas de données et de traitements par les analystes informaticiens).

6.   Les systèmes de gestion de bases de données relationnelles (SGBDR)

Il s'agit de logiciels outils particulièrement performants assurant non pas une fonction, mais un ensemble de fonctions couvrant la réalisation complète d'une application de gestion. Les SGBDR remplacent ainsi, pour les micro-ordinateurs spécialement, les langages de programmation classiques. On «programme» à l'aide du SGBDR.

La programmation est exécutée de manière conviviale, à l'aide de menus, de tableaux pré formatés, de positionnement dans un écran, d'action sur des boutons. Comme les autres logiciels outils, les SGBDR permettent la simultanéité de la conception de l'application (analyse) et du test progressif de la conception par des données introduites.

On citera comme exemples de SGBDR : ACCESS et PARADOX.

Les fonctions assurées par les SGBDR sont les suivantes :

ü       Mise en structure des données :

o        Définition des rubriques (champs) de chaque table de la base de données,

o        Définition des contrôles sur les rubriques (champs),

ü       Mise à jour des rubriques des tables :

o        Conception d'écrans de saisie : saisie tabulaire (plusieurs enregistrements dans un tableau), saisie mono-enregistrement (un enregistrement par écran), saisie hiérarchique (exemple : en‑tête de commande + plusieurs lignes de commande),

o        Aide à la saisie : affichage de fenêtres (remplacement de la saisie en cliquant dans une liste),

o        Interrogation de la base de données : langage SQL,

ü       Restitution des résultats :

o        fonctions de sélection, tris, fusion des tables (fichiers),

o        conception d'états de sortie,

ü       Traitements :

o        calculs (expressions arithmétiques et logiques) exprimés dans un langage convivial,

o        enchaînement des traitements : programmation simple de menus à plusieurs niveaux.

7.   Les communications entre les logiciels-outils

a)   Le transfert des informations d'un logiciel outil vers un autre

Un nombre de plus en plus grand de logiciels-outils permettent de recevoir les informations élaborées par un autre logiciel-outil ou, d'une manière plus générale, les informations stockées dans des fichiers (par exemple : données d'une application de gestion, image numérisée); on désigne parfois ce transfert par le terme d'importation.

Exemples :

Le logiciel de traitement de texte WORD peut intégrer dans le texte les informations du tableur EXCEL, les graphiques en provenance d'outils de réalisation de schémas, etc.

Certains SGBDR acceptent l'insertion de textes et d'images (bases de données multimédia).

b)   Les outils communs aux logiciels d'application

Les logiciels d'application peuvent partager entre eux un certain nombre d'autres outils dont les fonctionnalités sont communes comme le correcteur orthographique, la bibliothèque d'images, l'éditeur d'équations….

c)    Les logiciels-outils assurant plusieurs fonctions logiciels intégrés

On a vu déjà que les SGBDR assurent plusieurs fonctions. Le logiciel WORD assure, concurremment avec la fonction de traitement de texte, une fonction de réalisation de schémas (dessin). Le logiciel EXCEL assure, concurremment avec la fonction de tableur, une fonction de grapheur.

Toutefois, on réserve le nom de logiciels intégrés à des logiciels outils assurant simultanément tout ou partie de fonctions aussi différentes l'une de l'autre que :

-         traitement de texte,

-         tableur,

-         grapheur,

-         la gestion de bases de données.

On peut citer comme logiciels intégrés FRAMEWORK, WORKS… Ces logiciels présentent l'avantage de faciliter les manipulations de l'utilisateur.

Par contre, du fait de leur nombre, chaque fonction assumée est généralement moins performante que dans un logiciel-outil spécialisé.

 

[1] 1834; gr. mnêmonikos  

¨ Didact. Qui a rapport à la mémoire, qui sert à aider la mémoire. Procédé mnémonique. Þ mnémotechnique.


Dernière mise à jour le 15/10/01

L. Allemand - Professeur d'Eco - Gestion comptable